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Général | 18.07.2011
« Je sais de quoi je suis capable »
Bien qu'Alain Berger n'a que 20 ans et n'a encore jamais été drafté, il se trouve au seuil de la NHL. Les Montreal Canadiens ont offert à l'attaquant bernois un contrat « two ways » de trois ans.

D'autres organisations de NHL, tels que les Dallas Stars ou les Phoenix Coyotes ont manifesté leur intérêt pour Berger. Pourquoi a-t-il choisi Montreal ? « J'ai l'impression d'avoir les meilleures chances là-bas », explique Berger. La politique de transfert récente des Canadiens démontre bien qu'ils ne prennent pas sous contrat des jeunes joueurs tombés du ciel. « De cette manière, c'est certainement un bon signe que Montreal me voulait ». Est-ce que c'était le bon choix ? Le futur le dira.

Début juin, Alain Berger a pu acquérir ses premières expériences dans la métropole canadienne dans le cadre du Rookie-Camp. Et celles-ci étaient tout à fait positives. « Je n'ai pas vu grand-chose de la ville. Mais l'organisation est parfaitement professionnelle. Ils ont des installations d'entraînement superbes et toute neuves. Tout le monde est très serviable et les gens s'occupent à merveille des joueurs. Je m'y plais beaucoup. » Berger a également déjà eu un meeting avec l'entraîneur en chef Jacques Martin. » Il m'a fait bonne impression et il savait qui j'étais. » Cela est un témoignage de son estime. En plus de cela, il a reçu un plan détaillé pour l'entraînement estival.

« Je ne me mets pas sous pression »

Et pourtant, le Bernois originaire de Berthoud reste réaliste : « Je ne me mets pas sous pression, il faut faire un pas après l'autre. Mais ce n'est pas pour rien que j'emprunte ce chemin. Mon objectif est la NHL. Et je veux l'atteindre, peu importe comment. La question ne se pose même pas. Bien entendu, je souhaite rejoindre la NHL le plus vite possible. Mais je dois rester patient, garder mon objectif en vue et attendre ma chance. » Pour cette raison, son premier objectif pour la saison à venir est de pouvoir jouer en AHL. Pour cela, il doit donner le meilleur de lui-même. « Je sais de quoi je suis capable ». Cette phrase montre bien qu'il ne manque pas de confiance en lui. « Au Canada, tu es obligé d'avoir confiance en toi. Si ce n'est pas toi qui réussi, c'est ton voisin qui le fera. Tu dois marquer ta présence et montrer que tu n'es pas un quelconque Européen. Sinon tu seras rapidement catalogué. »

Cet automne, Berger débutera sa troisième saison en Amérique du Nord. Les deux dernières années il a joué en ligue juniors de l'Ontario Hockey League pour les Oshawa Generals, où il a accumulé 53 buts et 40 assists en l'espace de 119 rencontres. Lors de sa première saison, il a eu la malchance de se faire une fracture au pied en décembre 2009 lors d'un match de préparation pour le Championnat du Monde des U20 au Canada. Cela a certainement également contribué au fait qu'il ne soit pas drafté pour la NHL. « Le passé est le passé. En tout et pour tout, ça s'est bien passé. Finalement je suis même content de ne pas avoir été drafté, car ainsi je suis devenu un « free-agent ».

Le choix de quitter le CP Berne afin d'aller au Canada n'était pas difficile pour Berger, bien qu'il a dû interrompre sa formation de projeteur en technique du bâtiment. « Mon objectif a depuis toujours été la NHL. Pour cette raison, je n'ai pas eu besoin de réfléchir longtemps. À Berne, j'avais l'option, de pouvoir résilier mon contrat au mois de décembre, ce que j'ai fait. » Certes, il aurait gagné nettement plus d'argent dans la capitale - en ligue juniors il gagnait 50 francs par semaine - « mais finalement il s'agissait de mon développement. À Berne je n'ai pas beaucoup joué (il jouait principalement en LNB avec Neuchâtel), et pour cette raison je voulais faire autre chose. Si j'avais pu, je serais déjà parti plus tôt en Amérique du Nord. »

« J'apporte de l'énergie au jeux »

Berger n'a pas eu besoin d'un temps d'adaptation à son nouvel environnement. « J'étais dans une famille d'accueil superbe. De plus, je suis rapidement devenu un leader dans l'équipe, cela a certainement contribué à mon développement ». Par sa grande taille de 1,92m, le jeu en Amérique du Nord lui réussi, d'autant plus qu'il aime bien faire usage de son corps. Son rôle consiste à marquer des buts, faire des échecs-avant, de mettre en échec et d'exercer de la pression devant les buts et de marquer de la présence devant les buts. « Je suis un Powerforward qui apporte de l'énergie au jeu », explique Berger, qui se décrit lui-même comme serviable et prêt à tout afin d'atteindre un objectif. Ces plus grandes faiblesses se trouvent au niveau du patinage. « Je dois devenir plus rapide. ».

Que Berger, dont le modèle était Peter Forsberg, se retrouve dans le milieu du hockey sur glace était presque logique. Il a grandi à côté de la patinoire à Berthoud. De plus, son frère a également attrapé le « virus du puck » - il est actuellement engagé par le SCB. Dans le temps, son père était joueur de 2e ligue et entraîneur. Son chemin vers le hockey en tant que professionnel était quasiment prédéfini - il ne reste plus qu'à Berger de réussir le prochain pas afin de réaliser son rêve de jouer en NHL.

Alain Berger en action avec l'équipe nationale U20